Apprivoiser une nouvelle destination

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Arrivée à Annapolis

Nous voici à Annapolis depuis cinq jours quand on devait y rester deux. Et on va même rester une bonne semaine ici finalement. C’est fou parce qu’au départ, on n’avait même pas tellement prévu de s’y arrêter. Mais Jerry, que nous avons rencontré à Norfolk, nous en avait parlé comme étant la capitale de la voile. Or, on cherchait à remplacer notre vis de mulet cassé (mais si, tu sais de quoi je parle, cette pièce qui tient le mât et la baume ensemble. Si tu en cherches un aussi, saches qu’en anglais, ça s’appelle un goose neck). Jerry nous a confirmé qu’Annapolis était notre meilleure chance.

Soit ! Nous levons donc l’ancre et mettons le cap sur la ville, située quelques miles avant Baltimore.

Quelle bonne idée ! Cette ville nous plait tout de suite énormément. On arrive un vendredi en fin de journée, le plan d’eau est surchargé, le mouillage du centre ville très désagréable par conséquent, mais on adore l’ambiance. C’est vivant, il y a là l’école de la Navy. On voit des marins partout, on est même réveillés à 6h du mat’ par l’entrainement sportif des étudiants, ils sonnent les couleurs matin et soir. Les rues sont charmantes, c’est pittoresque, bref, toute contente je déclare que c’est le pied et que c’est dommage de ne faire que passer.

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House of governement

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Puis, on se rend compte qu’on ne trouvera pas notre vis de mulet pendant le week-end, tout est fermé, puis le mouillage est toujours très désagréable, puis le lundi, on comprend qu’il faudra attendre notre pièce qui est disponible mais sur commande. Un sentiment d’étouffement m’envahit aussitôt, un vieux souvenir d’une époque où un radar devait nous être envoyé dans les plus brefs délais à Rabat, ou encore où l’on est resté coincés 3 semaines sur un chantier à Las Palmas, alors que bien sûr Madame, demain on s’occupe de votre barre.

Bref, je dis à Oliv qu’on ne va pas rester là à attendre une pièce qui, si ça trouve, arrivera dans une semaine. Ce n’est pas possible, il faut qu’on avance, et il reviendra la chercher en bus s’il le faut. Il est ravi tu penses. Devant son air béat, j’essaie tout de même de me raisonner, d’autant qu’entre temps on a trouvé un mouillage très agréable à l’ouest de la ville. On a même fini par se laisser convaincre par l’eau marron du coin, qu’on regardait de haut depuis 1 mois (ça va, je te rappelle qu’on arrivait directement des Bahamas, c’est un peu un choc culturel cette eau sale). Bref, encouragés par les 40° à l’ombre, on a finit par sauter dans l’eau, et ce n’est pas si mal. Voire agréable, soyons fous.

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Donc, me voilà dans un mouillage des plus sympathiques, au milieu de maisons absolument somptueuses, avec un Oliv stoïque qui n’en pense pas moins (13 ans de mariage, ne cherche pas), et deux enfants qui ne veulent plus jamais partir depuis qu’ils peuvent sauter dans l’eau aussitôt réveillés.

J’admets alors qu’il est probablement plus raisonnable d’attendre ici 2 jours que la pièce arrive. Soulagement, sourires et bonne humeur des uns et des autres. Bien m’en a pris, car parés de cet œil neuf sur l’endroit, nous avons trouvé des trésors :

  • Un barber shop totalement mythique pour couper les cheveux de Colin (je n’ai pas osé pendre de photo, j’en suis tellement triste)
  • Un summer camp pour les enfants : ils y vont le matin de 9 à 13h, ils sont avec un petit groupe d’enfants et ils construisent une voiture de course. Je t’en dirai plus à la fin de la semaine, mais c’est à la fois une bonne occasion d’apprendre l’anglais, et de nous laisser respirer s’amuser
  • Un joli parc où Romane a pu faire de l’aquarelle avec Janice, notre amie du voilier Tranquila.
  • Un théâtre associatif qui va diffuser ce week-end le film des premiers hommes à avoir marché sur la lune, à l’occasion des 50 ans de l’événement. On n’a jamais vu les images, je crois que ça va être super.
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Juste avant de débuter le summer camp (après il y a eu quelques larmes …)

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Aquarelle dans le parc

Bref, on apprivoise la ville, on prend nos marques. On essaie d’en tirer le meilleur parti, le temps qu’on y restera. A Elisabeth City dernièrement, on avait pu faire un cours de Yoga Romane et moi, et voir un film en plein air avec tous les gens du coin. Machine à pop corn comprise. Ce sont des opportunités que l’on saisit, ou alors on pousse les portes et on se force à demander. Au final, ce sont souvent des moments inoubliables, on a le sentiment de faire un peu partie du coin.

Incroyable mais vrai, le vis de mulet est même arrivé dans les temps …

2 réflexions sur “Apprivoiser une nouvelle destination

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