Histoires de laveries

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Tu l’as peut-être constaté sur Instagram il y a quelques jours, laver notre linge n’est pas toujours de tout repos.

Parce que je sens que cela t‘intéresse (et que de toute façon ma connexion ne me permet pas de télécharger beaucoup de photos actuellement), voici deux histoires de laveries. Elle sont assez différentes, mais à la fin, tu verras que la morale de l’histoire est plutôt similaire.

Napoli

Nous arrivons à Naples en milieu d’après-midi samedi dernier après avoir choisi une marina peu fréquentée, mais assez proche du centre. Nous sommes assez contents, et de l’emplacement, et du prix proposé.

Comme toutes les fois que l’on arrive dans un port désormais, une sorte de course contre la montre commence dès l’instant où l’on éteint le moteur. Caro et Mickaël (qui sont avec nous depuis Olbia en Sardaigne donc), partent avec les enfants à la recherche du cadeau promis depuis quelques jours. Avec Oliv, nous partons de notre côté, pour quelques menues courses d’accastillage, et surtout pour la laverie. Un détail, pensons-nous naïvement, nous sommes dans une grande ville, on trouvera ça rapidement. Sac de linge sur trottinette, nous partons la fleur au fusil.

Ahahahahahah …. La bonne blague.

Alors déjà, Naples c’est pavé, et c’est en pente. Genre franchement en pente. Et franchement pavé. On trouve un pressing, fermé, on tourne en rond, on demande à droite à gauche, bref, on retombe toujours sur notre pressing, toujours fermé. Pour mémo, nous sommes samedi, en plein centre ville, il est à présent 17h.

Et sinon, on bosse quand en Italie ???

Pas de soucis, on décide de s’installer pour boire un expresso, et google maps va nous sortir de cette impasse.

Ouais. Alors google maps, pour le dénivelé, c’est limite. Limite je porte plainte. Bref, il faut que tu nous imagines sous 40° à l’ombre, portant, et notre trotinette sur le dos, et le sac de linge pour Oliv, montant les centaines de marches pavées qui mènent au sommet de la ville.

Note, c’est beau hein. Note, on ne serait jamais monté si ce n’était pour suivre google maps nous promettant à un lavomatic ouvert jusqu’à 22h. « Non mais on y est presque, c’est juste un peu plus loin ». Juste un peu plus haut.

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Arrivés en haut, à peu près 1h30 plus tard, on tombe nez à nez avec le funiculaire. Tu sais, celui qui part d’environ 100m à côté du bar où on s’est arrêté boire un expresso. Non vraiment, super idée le funiculaire. Smart.

Arrivés au lavomatic, on lance nos machines, on comate en attendant la fin, on fait un cycle de sèche-linge, deux cycles. « Attends c’est encore mouillé, laisse on fait deux cycles de plus ». Et là … ben … la pluie se met à tomber.

Si bien qu’on repart, le ligne sec, et bientôt à nouveau trempé, sur une route toute en pente, pavée donc, en trottinette. Bref, ça glisse quoi. Laisse tomber la trottinette, ultra casse gueule. Génial.

Ecoute figure-toi qu’à ce moment là, un grand sentiment de liberté m’envahit. Il est 21h, on roule en trottinette dans une ville inconnue, dans des quartiers pas du tout touristiques mais très beaux, vivants, j’ai l’impression d’habiter là. C’est un de ces moments où tu peux te dire : je choisis ma vie, je choisis d’être là, je galère, mais je le veux bien.

Procida

Après avoir déposé Caro et Mickael à Naples hier, d’où ils décollent pour Toulouse, nous mettons le cap sur Procida. En effet, nous avons laissé tombé l’idée d’aller en Sicile faute de vent. Du coup, nous faisons route arrière pour retourner en Sardaigne d’où nous traverserons pour les Baléares. Nous devons être au plus tard le 22 à Ibiza où nous rejoint une amie.

Nous avons de nouveau besoin de nous arrêter dans un port avant de traverser pour la Sardaigne (nous sommes sur un rythme d’un port par semaine actuellement). Notamment pour laver notre linge donc.

Ce matin, à la première heure, je prend donc mon sac sur le dos, pour aller au lavomatic, que – chance- j’ai repéré lors de notre précédente étape à Procida.

Je sais où c’est, j’ai de la monnaie, j’ai mon bidon de lessive, il est encore tôt (8h30), il ne devrait pas y avoir de queue, nickel.

J’arrive au lavomatic, parfait, je suis la première, je prends mes jetons au distributeur, je ferme ma machine, insère mes jetons et …. Rien du tout !!!! ça ne marche pas. Du tout. Pas de panique, il y a un numéro de téléphone, j’appelle. Personne ne décroche. Pas de panique, il y a un numéro de portable, j’appelle. Personne ne décroche. Ils sont forts ces italiens parce que de tout façon ils n’ont pas de répondeur.

8h45. Je vérifie, ça ouvre bien à 8h, c’est marqué sur la porte. C’est à ce moment qu’une dame arrive et met son linge dans la deuxième machine. En anglais, je lui explique de ne surtout pas mettre sa monnaie parce que rien ne fonctionne. Elle prend la chose sereinement, et me dit que ça va bien finir pas démarrer. Du coup, on discute. D’où venez-vous ? Où allez-vous ?

Figure-toi que c’est une famille de néo-zélandais, qui habite sur son voilier depuis deux ans, et qui fait route vers l’Espagne. On n’a pas le temps de discuter tellement plus, une italienne arrive et démarre les machines. Elle me demande si c’est moi le numéro français qui l’ai appelé. Ben oui, ça aurait été cool de me répondre d’ailleurs !!! Donc une laverie qui ouvre à 8h en Italie, en fait, les machines démarrent plutôt vers 9h tu vois.

Mais là encore, je rentre super contente d’avoir croisé nos premiers grands voyageurs. Si bien, que je demande à la capitainerie où les retrouver dans le port, et que nous partons à leur recherche en fin d’après-midi. Recherche fructueuse et nous décidons de nous retrouver au mouillage ce soir. Nous nous baignons en commençant à comparer nos expériences, nous nous faisons des promesses de nous voir en Nouvelle-Zélande … Ils ont une fille de 8 ans qui joue tout de suite avec Romane … je t’en dirais plus dans quelques jours, mais c’est assez cool.

bref, on s’est fait des potes à la laverie.

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Naples : le lendemain on part faire un tour dans la vieille ville

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2 réflexions sur “Histoires de laveries

  1. Mény dit :

    Merci pour ces petits récits , ce soir en te lisant Camille, j avais l impression d être aussi à la laverie! Des petites mésaventures qui nous font vivre pleinement votre grande aventure!
    Bien heureuse que vous ayez rencontré ces néo-zelandais! Bises à vous 4!

    J'aime

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